Retour à l'accueilVers un autre poème ...Dure jeunesse

 

J’ai dû dans ma prime jeunesse
Accepter de m’expatrier
Quand t’es jeune on ne te permet pas de trier
Tu dois sans rechigner prendre ce qu’on te laisse
...
Il fallut, malgré moi, changer d’air, d’horizon.
Nommé dans l’ouest lointain, dans le Far West sauvage
Vallauris, un sacré voyage
Là-bas, si loin de la maison !

 

 Je n’ai pas vraiment fait la guerre
Mais j’ai quand même dû partir
Brodequins, sac au dos, casque lourd, champ de tir
Déraciné pour mon service militaire
...
Alors, j’ai pris le train bien plus que de raison
Tout quitté : mes parents, mon pays, ma compagne
Vécu Marseille après Carpiagne
Là-bas, si loin de la maison !

 

Presque à l’autre bout de la France
– En tout cas du département –
J’ai fait les colonies, moi. Dépaysement
Plus d’un mois chaque été : colonies de vacances
...
Là aussi, j’avais dû me faire une raison ;
Laisser le sol natal, ma patrie, mes attaches ;
Partir accomplir quelque tâche
Là-bas, si loin de la maison !
 

 

27 & 28 mars 1999.

 

Poèmes sur Antibes

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Michel ASTRE, Poèmes et chansons pour les cinq saisons.