Retour à l'accueilNotre-Dame-de-Bon-Port-2000Vers un autre poème ...

Notre Dame a pris la mer
En ce 6 juillet 2000 ;
Moi, j’ai bien vu à Son air
Qu’Elle n’était pas tranquille :
— « C’est mieux la ballade en ville.

Depuis que J’entends parler,
Du haut de Mon sanctuaire
Des flots et de leurs dangers
M’y voici. C’est la galère,
Les Antibois exagèrent.

Ils M’ont mis sur un bateau,
Moi, Notre Dame, à Mon âge !
Je mettrais un ex-voto
Si je M’en sors sans dommage,
À pied sec et sans naufrage ... »

7/7/0

Poèmes sur Antibes

Courriel
Michel ASTRE, Poèmes et chansons pour les cinq saisons.


Fêtes de Notre-Dame-de-Bon-Port
Depuis l'an 1016, les marins pieds-nus descendent la statue de Notre-Dame-de-Bon-Port à la cathédrale le premier jeudi de juillet, et la ramènent dans son sanctuaire le dimanche suivant, par le chemin du Calvaire. Messes, compliments et chants marins, concerts et feu de joie jalonnent cette manifestation chère au coeur de tous les Antibois. 6h15 au sanctuaire de la Garoupe : Messe de communion, bénédiction de la Terre et de la Mer, descente de la Vierge à Antibes, compliments aux divers reposoirs, arrivée à la paroisse, messe.

Extrait du site officiel de la ville d’Antibes, 6 juillet 2000.

 

Retour à l'accueilChant de Notre-Dame-de-Bon-PortVers un autre poème ...
aux Marins, Élus et Curés d’Antibes
___________

L’année 2000 a bon dos ;
Ils m’ont menée en bateau.
Ils ont parlé d’idée neuve,
De marquer l’événement
Mais ils m’ont mise à l’épreuve
Purement et simplement.

En parlant de nouveauté,
D’éclat, de publicité,
Sous prétexte de réclame,
Ils ont tâté le terrain
Pour voir si leur Notre-Dame
Avait bien le pied marin.

Le Clergé, les matelots
Craignant que j’ai peur de l’eau,
Profitant de l’an 2000
Pour rompre la tradition,
M’ont fait regagner la ville
Sans tambours ni procession.

Auraient-ils voulu prouv
er
Que j’avais le mal de mer ?
Peur des flots, de la tempête,
Des icebergs et du vent ?
Je regrette les trompettes,
Les compliments des enfants.


Pour me mettre dans le bain,
Me faire voir le terrain,
Pour voir si je suis à l’aise
De partager le métier
De ceux qui depuis mil seize
Me descendent sur leurs pieds.

Ces hommes de peu de foi
Veulent une bonne fois
Par une action authentique
Dans le port de la cité,
Bien de chez nous, médiatique,
Tester mes capacités.

Je ne vous en voudrai pas,
Je pardonne ce faux pas
Mais toutefois je préfère
Vous prévenir : aussitôt
De retour au sanctuaire
Je laisse choir les bateaux.

8 et 9 juillet 2000

Poèmes sur Antibes

Courriel
Michel ASTRE, Poèmes et chansons pour les cinq saisons.