Retour à l'accueilZuccheroVers un autre poème ...Zucchero, mai 2000

Barbu comme Dieu le Père,
Cornu comme Moïse ayant vu ce Dernier,
Velu comme une chimère,
Faussement sûr de lui comme un jeune premier,
Bon chef, bon époux, bon père,
Le garrot souverain qui sied au mâle entier.

Bien sûr, il ne sent pas la rose
Mais ça fait partie de son look ;
Toute son image repose
Un peu sur son odeur, le bouc.

L’éternel est éphémère
Aujourd’hui, car il souffre et il faut le soigner.
Piqûres, vétérinaire,
Il attend tout de nous, l’œil bas et résigné,
Tranquille il se laisse faire ;
Le mâle heureux d’hier se fait tout oublier.

Bien sûr, il ne sent pas la rose
Mais ça fait partie de son look ;
Toute son image repose
Un peu sur son odeur, le bouc.

Le remède a fait l’affaire
– Antibiotique - antispasmodique associés –
Et l’animal récupère
Peu à peu son statut, ses airs de grand guerrier.
Ses sabots grattent la terre,
Ses cornes remuent l’air, l’air de nous défier.

Bien sûr, il ne sent pas la rose
Mais ça fait partie de son look ;
Toute son image repose
Un peu sur son odeur, le bouc.

Mais malgré cet air sévère
Il ne se prend jamais au sérieux qu’à moitié.
Quand parfois il exagère
Son regard déconfit implore la pitié
Mais un chef autoritaire
Ne doit pas se laisser trop marcher sur les pieds !
le 27 juin 2000

Bien sûr, il ne sent pas la rose
Mais ça fait partie de son look ;
Toute son image repose
Un peu sur son odeur, le bouc.

En trayant les chèvres et en soignant le bouc, du 7 juin au 1er juillet 1998.

NB : Zucchero, sm. dolcificante per alimenti, di colore bianco e consistenza granulosa. (Mario CANGIONI, NUOVO DIZIONARIO DELLA LINGUA ITALIANA. © Classic s.r.l.)

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